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Le rôle de Conseiller Consulaire requiert une vigilance de tous les instants…

Durant ces quinze derniers jours, deux incidents ont mis à contribution la vigilance de certains Conseillers Consulaires qui, au jour le jour, défendent les intérêts des français d’Israël. La première alerte est venue d’une conséquence fâcheuse de la réforme du système informatique du Registre des Français de l’étranger, alors que la seconde, quelques jours plus tard, concernait les subventions  allouées par le ministère des Affaires Etrangères français, aux associations dites de bienfaisance qui travaillent en relation étroite avec les Consulats, afin d’aider les français en difficulté.

 

Le 1er juin 2016, la réforme du système informatique gérant le Registre des Français de l’étranger était mise en place. L’une des modalités de cette réforme était notamment de faire coïncider les circonscriptions consulaires, avec le lieu de résidence des Français de l’étranger. Conséquence fâcheuse pour les français d’Israël, cette circonscription électorale a été appelée en 2013 « Israël et territoires palestiniens ». Jusqu’à la réforme, l’adresse indiquée sur le Registre, dépendait de chaque Consulat et donc, un français domicilié à Beersheva, Haïfa, Tel-Aviv était domicilié en Israël.

La réforme allait bouleverser ce système et l’indication du lieu de résidence pour ces mêmes français recevait donc automatiquement la mention « Israël/Territoires palestiniens ». Je découvrais cette conséquence de la réforme dès le 1er juin, en recevant le certificat de résidence d’une personne dont je devais traiter le dossier.

Immédiatement, avec Daphna Poznanski-Benhamou, nous prenions contact avec les Consuls qui nous confirmaient la réalité de cette conséquence. Le soir même, une lettre très ferme était envoyée à l’Ambassadeur de France en Israël, dans laquelle nous indiquions que cette conséquence de la réforme était inacceptable, nous proposions de revenir à l’ancien système et faisions état d’une incompréhension grandissante de la communauté française d’Israël face aux erreurs récentes et successives de la Diplomatie Française dans la région.

Dès lors, cette mention ne pouvait plus être considérée comme une simple erreur technique à corriger, car elle constituait le potentiel d’une énième goutte qui faisait déborder le vase.

Depuis, cette erreur a été corrigée et le Registre des Français de l’étranger, qui avait été suspendu pour Israël, paralysant le travail des services consulaires locaux, a été remis en service, ce matin même, au moment où j’écris ces lignes, sur le modèle informatique précédant.

Une affaire chassant l’autre, des conseillers consulaires faisaient savoir qu’ils venaient d’être informés que les lignes budgétaires concernant les subventions  aux associations dites de bienfaisance, qui travaillent en relation étroite avec les Consulats, avaient été purement et simplement supprimées sans avis préalable et sans concertation. Ces associations, dont trois existantes en Israël à Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa, pourraient immédiatement disparaître, si les subventions du ministère des Affaires Etrangères Français n’étaient pas versées.

La protestation générale des élus représentant les Français de l’étranger aurait, semble-t-il, fait reculer le ministère des Affaires Etrangères qui devrait rétablir les crédits. Toutefois, rien n’ayant été annoncé officiellement, je me  tiens prêt, en tant que Conseiller Consulaire, à entreprendre les démarches nécessaires afin d’obtenir le rétablissement de ces crédits.

Ces deux affaires démontrent que le rôle des Conseillers Consulaires dans la défense des intérêts des Français de l’étranger est loin d’être négligeable et peut être même considéré comme très efficace dans certains cas.

Un Conseiller Consulaire est un élu et c’est de ce statut qu’il tient sa légitimité et sa capacité d’intervention auprès des Autorités Françaises.

Mais en tant qu’élu, il a aussi le devoir de « rendre des comptes » ou d’expliquer son action auprès des électeurs français d’Israël.

Dans cette affaire de la réforme informatique du registre des Français de l’étranger, Daphna Poznanski-Benhamou et moi-même avons voulu tenir informés nos compatriotes Français d’Israël du déroulement de notre action, tout d’abord pour répondre à un droit à l’information, mais aussi afin d’obtenir leur soutien, comme nous avons obtenu celui d’un autre Conseiller Consulaire, Elie LEVY, retenu à Paris. C’est pourquoi nous avons publié deux communiqués expliquant notre position.

Nous considérons donc que nous avons accompli notre travail et obtenu satisfaction, avec le retour de la gestion du Registre des Français de l’étranger en Israël suivant l’ancienne méthode et ce, non seulement par notre réaction rapide, mais aussi par le soutien massif que nous avons reçu de nos compatriotes Français d’Israël, qui ont approuvé notre action.

Soyez assurés que nous continuerons notre travail de terrain, que nous poursuivrons nos permanences qui nous permettent à la fois de vous aider à régler vos problèmes, mais aussi de rester au contact avec la réalité et à demeurer vigilants en toutes circonstances.

Claude LEVY

  

 

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