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30/11/20

Décapitation de Samuel Paty : « ils ne passeront pas » (Emmanuel Macron)

L’acte odieux commis par un terroriste islamique originaire de Tchétchénie, en situation d’asile politique, contre le professeur d’histoire géographie a ému et révolté toute la France et au-delà. La réaction du chef de l’Etat français, le soir même de l’attentat, après sa visite sur les lieux du crime abject a rompu, par la fermeté des propos tenus, avec la ligne habituelle des dirigeants français face aux attentats qui frappent ce pays.

 

 

Ce dernier attentat qui prenait une fois encore comme prétexte les caricatures de Mahomet est-il « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase » ? Certainement car, au-delà des circonstances monstrueuses de l’attaque terroriste, elle s’est produite à un moment particulier, après l’annonce de mesures à venir contre le séparatisme islamique et pendant le procès des attentats de Charlie, de Montrouge et de l’Hyper Casher.

Dans ce contexte particulier Macron n’avait plus la possibilité de tergiverser ou de temporiser. Il se devait d’engager sur le champ, dans l’improvisation, le combat face aux dizaines de milliers d’extrémistes islamistes qui s’implantent et tentent d’imposer leur mode de vie depuis des décennies en France.

Trente ou quarante ans de déni, de reculs pas à pas, détail après détail ont amené la France dans cette situation catastrophique. Et encore, le danger islamiste n’est qu’une partie du problème. La vérité est qu’il s’agit de la déchéance générale du pays de la Liberté et des Lumières, d’un reniement de ses valeurs et de ses principes.

Les territoires perdus de la République ne sont pas une vue de l’esprit de certains intellectuels ou écrivains, ils sont la réalité au quotidien pour des millions de Français débordés, étouffés, submergés par un ordre nouveau où les caïds, les trafiquants, les fanatiques religieux et même les petites frappes, imposent en commun leur loi. Ils s’attaquent aux valeurs de la France, aux représentants officiels de ce que tous les commentateurs (politiques ou journalistes principalement) nomment pompeusement la République.

Gérard Collomb, l’ancien ministre de l’Intérieur avait laissé un message prémonitoire lors de son départ de la Place Beauvau, dédaigneusement minimisé et méprisé par la classe politique et la caste journalistique françaises à la langue de bois. Pour lui, la guerre civile couvait en France et il était urgent d’agir et de reprendre la situation en main, notamment dans tous ces quartiers hors la loi.

Oui, la guerre civile rôde au-dessus de la France, parce que les caïds en tous genres vont voir « leurs territoires » attaqués, leurs commerces en tous genres menacés.

Pour combattre tout cela, le gouvernement français aurait dû se préparer, planifier, accumuler les renseignements avant de se lancer dans le combat. Seulement voilà, les circonstances en ont décidé autrement et c’est dans la précipitation et dans l’impréparation que la France se lance dans la bataille.

 

Passées les premières décisions, il faudra pourtant maintenir le cap et il n’est pas certain que la France possède aujourd’hui les capacités de faire face à tout cela en même temps.

« La peur doit changer de camp » est le nouveau slogan du ministre de l’Intérieur Darmanin. Mais a-t-il vraiment les moyens de ses ambitions ? Il semble le croire et fait tout du point de vue médiatique pour convaincre ses compatriotes.

Mais puisqu’enfin le Président Macron s’est lancé dans une opération vérité face aux français, il faut qu’il aille jusqu’au bout et explique au pays ce que tout cela risque de lui coûter, que ce ne sera pas une affaire de semaines, de quelques arrestations ou expulsions. Le ver est profondément installé dans le fruit et les dirigeants français auront besoin du soutien systématique et dans la durée de tout le pays.

Pour être sauvegardée puis sauvée, « l’école de la République » devra être la même de Lille à Marseille, ses protagonistes unis et concernés par un même projet. Mais cela ne s’arrêtera pas à l’école. Donner un grand coup de pied dans la fourmilière des quartiers, bousculer les habitudes, changer les attitudes, déraciner les caïds, trafiquants et intégristes ne se fera pas sans casse.

La guérilla des quartiers risque de se dévoiler au grand jour et alors les feux d’artifices laisseront bien vite la place à des armes plus sérieuses.

Et les attentats ? la France n’en a pas fini avec cela, loin de là. Les français doivent aussi s’y préparer car s’attaquer à l’islamisme politique c’est s’attaquer aux mouvements islamistes terroristes quels que soient leurs noms.

Les islamistes extrémistes ont un principe bien ancré en eux. Ce qui est acquis est acquis et on ne recule jamais après avoir obtenu une victoire ou une avancée. Chaque recul des islamistes sera la conséquence pour eux, d’une défaite. Rien ne sera obtenu gratuitement. C’est par la force que tout se gagnera.

Tout cela, les principaux dirigeants français le savent. Le problème aujourd’hui, sera de le faire comprendre aux français. Après le branle-bas de combat décrété, on ne peut plus reculer et refuser la bataille.

Le premier haut dirigeant français à avoir enfin le mérite de voir la réalité en face et d’appeler à la mobilisation de tous pour défendre les valeurs de la France doit faire l’union sacrée autour de lui. La France a trop attendu pour réagir, mais maintenant le pire serait de reculer. Mieux vaut tard que jamais, même si le prix à payer sera d’autant plus lourd que la réaction aura été tardive à venir.

« Ils ne passeront pas, ils ne gagneront pas ». Cela a été dit, maintenant il faut agir… et le plus dur commence !

Claude LEVY

 

 

 

Israel-Francophone.com