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Avec Trump, une nouvelle ère s’ouvre au Moyen-Orient

Le nouveau président des Etats-Unis est entré en fonction depuis le 20 janvier. Qu’on l’aime ou le déteste, qu’on apprécie son style ou pas, c’est maintenant un fait qui s’impose à tous. Désormais, il faudra faire avec le nouveau dirigeant américain aux ambitions susceptibles de changer les règles de fonctionnement et de relations du monde, mises en place par l’apathique et pathétique Obama.

 

Concernant le Moyen-Orient, tout le monde a bien compris que la donne a changé. S’il fallait encore en apporter la preuve, le dernier mois de mandat d’Obama, associé à la vaine tentative de Conférence de la Paix de Paris, sont là pour le démontrer.

Obama a révélé son vrai visage en lâchant Israël dans les derniers jours de sa présidence, avec le vote de la résolution 2334 au Conseil de Sécurité de l’ONU en l’absence de veto américain, avec le discours testament de John Kerry, unilatéralement tourné contre les positions israéliennes, ainsi qu’avec l’appui très intéressé et désespéré de l’Administration américaine à la Conférence de Paris, dernière tentative d’imposer les positions palestiniennes à la diplomatie mondiale, en connivence avec Hollande.

Si Trump n’a pas réussi à empêcher la résolution 2334 d’être présentée au Conseil de Sécurité, il a tout de même pu, avec l’aide précieuse de la Grande-Bretagne, torpiller les derniers espoirs du couple franco-américain en partance, d’imposer les acquis de la résolution 2334 à la face du monde. Il a en effet réussi à convaincre Thérésa May, qui avait pourtant approuvé la résolution 2334, de ne pas soutenir les conclusions de la Conférence de Paris et de s’opposer au dépôt d’une résolution à l’ONU  reprenant ces conclusions, la Grande-Bretagne disposant elle aussi, d’un droit de veto. De même, la Grande-Bretagne s’est opposée à ce que les conclusions initialement prévues de la Conférence de Paris, soient entérinées comme étant la position officielle de l’Union Européenne.

Le rapprochement spectaculairement observé entre Trump et la Grande-Bretagne concernant  l’approbation du Brexit , le dénigrement de l’Europe et le premier rendez-vous officiel à la Maison Blanche accordé à Thérésa May, ne doit pas être étranger à la position de la Grande-Bretagne lors de la Conférence de Paris.  

C’était déjà, à ce moment-là, la première apparition du style Trump, qui se donne les moyens d’imposer ses positions, même s’il faut pour cela bousculer les usages et règles diplomatiques, alors qu’il ne disposait pas encore du pouvoir d’un président en place.

Dès lors qu’il est en fonction, on ne peut croire qu’il agira différemment. Et tout le monde de comprendre que pour le Moyen-Orient, s’il apporte au contraire d’Obama, un soutien politique au meilleur allié des américains, cela bouleversera la donne.

Et ce sont les palestiniens qui ont senti les premiers le vent nouveau soufflant sur la région. Le soutien politique américain, qui s’est tout de même manifesté par un versement de plus de 200 millions de dollars d’Obama juste avant de quitter la Maison Blanche, a désormais bien disparu, juste par l’intention de Trump de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem.

Ce geste, s’il se concrétise, représentera pour les palestiniens l’effondrement de tous leurs efforts sur la scène internationale, à coups de mensonges éhontés, de résolutions tronqués, d’actes unilatéraux complaisamment acceptés, afin d’acculer Israël et comptabiliser des acquis qui se transforment en autant de vérités incontournables et irréversibles.

Mais l’édifice conçu par les palestiniens sur de telles bases, sans le soutien politique du président américain, va se révéler n’être qu’un instable château de cartes, qui risque de s’effondrer à la moindre fissure.

Le déplacement de l’ambassade américaine vers Jérusalem pourrait bien être cette première fissure, mais elle ne sera pas la seule, car de nombreux pays arabes de la région vont transformer le départ d’Obama en une nouvelle opportunité de renouer des relations plus favorables avec les Etats-Unis. L’Egypte, l’Arabie Saoudite et tous les pays du Golfe s’opposant à l’expansionnisme iranien, attendent avec impatience que le président Trump entre véritablement en scène et réinvestisse le Moyen-Orient pour concrétiser la création d’une coalition anti-iranienne réunissant tous ces pays et Israël.

Dès lors, le problème palestinien reviendra à ses proportions réelles et retrouvera donc toutes ses chances de voir un jour le bout du tunnel, puisque les positions des uns et des autres ne seront plus viciées et que chacun devra prendre, à la lueur d’une certaine vérité retrouvée, ses responsabilités.

Les palestiniens, qui ont eu le tort de ne pas saisir les opportunités de négocier dans des conditions favorables sous parapluie américain, vont vite s’apercevoir que leur position va devenir inconfortable et que les soutiens inconditionnels font s’effilocher au fil du temps.

A l’inverse, les dirigeants israéliens seraient mal inspirés de ne pas tirer les conséquences des erreurs palestiniennes et devraient profiter de l’arrivée d’un nouvel allié à la Maison Blanche pour aller de l’avant et tenter par tous les moyens de parvenir à un accord avec les palestiniens ou, le cas échéant, de démontrer de façon définitive qui sont les véritables empêcheurs de tourner en rond…

Claude LEVY

 

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