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30/11/20

Bruits de paix en provenance du Liban…

La normalisation entre Israël et les pays arabes initiée par Donald Trump ne semble pas laisser indifférents certains libanais et les paroles de paix entendues depuis le pays du Cèdre semblent se propager dans une certaine classe influente de la population libanaise. Benny Gantz avait déjà « entendu » ces voix et l’avait relevé lors de sa visite aux soldats israéliens en pleine manœuvre face à la frontière libanaise. La « révolution libanaise » est-elle en route ? Difficile à dire même si certains signes révélateurs y font penser.

En crise économique et financière depuis plusieurs années en raison d’une gestion calamiteuse dominée par la corruption de la classe dirigeante, le Liban est au bord du gouffre. Les appels à l’aide aux organismes financiers internationaux se heurtent désormais automatiquement à des demandes impératives de profondes réformes à mener.

Après la terrible explosion du port de Beyrouth, Emmanuel Macron s’est précipité au secours du Liban mais il est resté intransigeant sur les conditions mises à l’aide internationale. Les Etats-Unis ont été plus directs, osant dire tout haut ce que tout le monde tente de flouter pour ne pas heurter sa majesté Hezbollah. C’est principalement cette organisation qui a mis la main sur le pays, la main malfaisante de l’obscurantisme qui profite au maximum aux terroristes chiites libanais inféodés à l’Iran, même si le système mis en place par cette organisation pour assécher les finances du pays a largement déteint sur d’autres personnalités ou partis politiques.

Certains ont bien compris que désormais c’était les réformes du système politique contre la survie du Liban. Plus facile à dire qu’à faire, surtout pour les dirigeants qui sont aux affaires.

C’est pourquoi, la méthode de lancement des ballons d’essai commence à être utilisée, en prélude peut-être à des changements drastiques. Le Hezbollah bloque la constitution d’un gouvernement s’il n’obtient pas les postes clés et il faut absolument débloquer cette situation.

C’est d’abord le Président Aoun qui parle de paix avec Israël lors d’une interview avant de revenir sur ses propos. Mais on connaît la méthode, ce qui est dit est dit et tout le monde comprend.

Puis c’est sa fille elle-même qui parle de régler les problèmes avec Israël pour avancer vers la paix, alors que se tiennent les premières discussions directes entre le Liban et Israël sur les frontières maritimes.

Ces discussions sont d’ailleurs également utilisées lorsque les responsables libanais demandent qu’on discute également des différents frontaliers entre les deux pays comme la fameuse région des fermes de Sheba.

Enfin, c’est maintenant Bahaa Harari, homme d’affaire libanais en exil et frère de Saad Harari, actuellement chargé de former un gouvernement, qui y va de ses conseils avisés, qui semblent coïncider avec les intentions du Premier Ministre.

Pour lui, il ne faut plus former un gouvernement avec le Hezbollah, mais par contre il ajoute : « Nous avons des problèmes entre nous et les israéliens, et nous devons les résoudre, car en fin de compte, nous devons avoir la paix, parce que je veux que mes enfants vivent dans la paix ».

Comme on le comprend, personne encore ne veut s’opposer de front au Hezbollah, l’Etat dans l’Etat, qui ne lâchera aucun de ses acquis au Liban.

Mais ces différentes voix dissonantes qui se font entendre sont sans doute le premier pas déjà téméraire, sur la route tortueuse de l’exclusion du groupe terroriste chiite de la politique Libanaise.

Mais la route reste très longue, parsemée d’obstacles et de danger pour tous les dirigeants politiques qui l’emprunteront. La famille Harari en sait quelque chose…  

 

Israel-Francophone.com