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Vienne : aucune avancée dans les négociations sur le nucléaire iranien

Quatre jours de négociations à Vienne entre les représentants iraniens et leurs homologues des grandes puissances sous la direction de Catherine Ashton n’ont apparemment pas suffit à surmonter de grandes divergences de vues et n’ont pas permis non plus de commencer à élaborer l’accord final entre les parties. Abbas Araghchi, l’un des principaux négociateurs iraniens veut pourtant rester confiant.

 

Le dernier round des négociations entre le groupe des 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et l’Allemagne) et l’Iran, n’a rien donné de concret et n’a semble-t-il pas fait avancer les négociations. Il devait être question de débuter la rédaction d’un projet d’accord final afin de régler définitivement le problème du programme nucléaire iranien, comme le stipule l’accord intérimaire signé il y a quelques mois entre les parties.

Il semblerait que les divergences étaient trop grandes et qu’aucun des deux camps n’ait voulu céder. Il faut dire que les iraniens n’ont pas arrêté, dans les jours qui ont précédé la reprise des pourparlers, et même pendant les discussions, de divulguer une position intransigeante dans les médias.

Selon eux, l’Iran ne renoncera jamais à son programme nucléaire, à l’enrichissement de l’uranium, ainsi qu’à leur programme de missiles balistiques. Si l’on en croît même « le Guide Suprême », il faut développer encore plus rapidement ce programme de missiles « qui n’entre pas dans le cadre des négociations avec les grandes puissances ».

Il semblerait donc que l’Iran n’avait rien à négocier de concret durant ces quatre jours et que les grandes puissances n’avaient pas non plus l’intention d’accepter de nouvelles concessions. Mais il faut tout de même se poser la question de savoir s’il s’agit vraiment d’une négociation des six face à l’Iran, puisque la Russie semble toujours prête à accepter toutes les propositions de son partenaire iranien.

Ainsi, Sergueï Lavrov, le Ministre Russe des Affaires Etrangères a-t-il déclaré que le programme de missiles balistiques développé par l’Iran, ne devait pas entrer dans le cadre des négociations.

Si l’on rejoint donc la position iranienne, ce pays aurait un programme nucléaire civil, n’aurait pas l’intention de fabriquer la bombe, et donc, enrichirait l’uranium à un haut degré pour une raison inconnue, tout en fabriquant et mettant au point des missiles balistiques qui ne lui serviraient à rien…

Mais comme nous le dit le négociateur iranien : « Ce n'est pas la fin du monde. Nous avons mené des négociations réelles pour commencer à rédiger un accord. Les négociations sont sérieuses et vont se poursuivre et même si pour l'instant il n'y a pas eu de progrès mais cela ne signifie pas que c'est un échec », a-t-il encore dit.

En effet, pour les iraniens, tout retard dans la conclusion d’un accord n’est pas un échec, puisqu’il permet de gagner du temps et que c’est justement le but assigné par l’Iran à ces négociations.

De toute évidence ce n’est pas du goût du Premier Ministre israélien, puisque Benyamin Netanyahou avait déclaré depuis le Japon où il était en visite officielle avant le début de ce round de négociations que le monde occidental ne devait pas permettre à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et que les six devraient se montrer très fermes lors des négociations.

Il a même réitéré cette position en recevant à Jérusalem le Secrétaire d’Etat américain à la Défense, Chuck Hagel, en déclarant : « L’Iran, principal Etat terroriste , ne doit pas pouvoir développer des capacités d’armement nucléaire ».

Quant à Chuck Hagel, il a rappelé la position de son pays qui consiste à dire que les Etats-Unis  ne permettront pas à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire…

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