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De nombreuses compagnies aériennes n’assurent plus leurs vols vers et depuis Tel-Aviv

La décision a été prise hier, pratiquement de façon automatique et sans évaluation réelle de la situation, par l’Agence Fédérale de l’Aviation  américaine (FAA), qui évalue la sécurité des aéroports et a interdit aux avions des compagnies aériennes américaines de voler vers ou depuis Israël et ce, pour une durée de 24 heures. Les compagnies aériennes européennes ont emboité le pas à leurs homologues américaines et ne desservent plus l’aéroport de Tel-Aviv.

 

L’affaire a commencé un jour plus tôt par l’avertissement du Département d’Etat demandant aux ressortissants américains  de ne pas se rendre en Israël,  dans la Bande de Gaza ou en Judée et Samarie. Hier, un autre incident a profondément perturbé les représentants de l’Agence Fédérale de l’Aviation américaine, en l’occurrence, des débris d’un missile abattu pour la batterie de défense « Kipat Barzel », qui sont tombés à 1,5 kilomètre d’une piste de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.

C’est alors que les choses se sont enclenchées pratiquement de façon automatique, en fonction des règlements et critères de la FAA qui a interdit aux avions des compagnies aériennes américaines de voler vers ou depuis Israël et ce, pour une durée minimale de 24 heures.

La réaction en chaîne n’a pas tardé, puisque l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA) a publié un communiqué indiquant qu’elle allait recommander aux compagnies aériennes européennes  de ne plus desservir Israël.

Dès lors, les unes après les autres, toutes les compagnies annulaient leurs vols : Delta, US Airways, United Airlines, Air Canada, Air France, KLM, Brussels Airlines, Aegean Airlines, Alitalia et Ibéria.

De son côté, Easyjet a décidé d’interrompre ses vols vers Israël pour 24 heures seulement, alors que British Airways maintenait tous ses vols vers Israël.

Le ministre israélien des Transports réagissait immédiatement en indiquant qu’il n’y avait aucune raison d’annuler les vols vers Israël, puisque les décollages et atterrissages sur l’aéroport Ben Gourion étaient sécurisés, aussi bien pour les avions que pour les passagers.

Les compagnies israéliennes, El Al et Arkia, annonçaient immédiatement la mise en place de vols supplémentaires afin de rapatrier les milliers de touristes israéliens bloqués dans les différents aéroports. Quant au maire de New York, Michaël Bloomberg, il bravait l’interdiction de l’Autorité des Transports américains en annonçant avoir acheté un billet pour Tel-Aviv sur le vol du lendemain, de la compagnie israélienne El Al « en gage de solidarité avec les Israéliens et pour démontrer que les vols vers et depuis Israël étaient aussi sûrs que les autres ».


Quoi qu’il en soit, l’aéroport Ben Gourion semblait bien vide ce matin, puisque les passagers ne s’étaient pas présentés au départ. Si la situation devait perdurer, cela porterait  un coup important à la saison touristique, déjà bien mal en point depuis le début de l’opération « Barrière de Protection »…

 

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