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« Good Morning America », ou quand Obama se veut intraitable avec Poutine un mois avant son départ de la Maison Blanche…

Voilà près de huit ans que le Président Obama a entamé son premier mandat à la tête des Etats-Unis d’Amérique. Huit ans de reniements, de renoncements, de reculs, de replis sur soi-même et d’invitations à la Russie d’occuper une grande partie de la place laissée vide par les Etats-Unis dans le monde. Pour ce qui est du Proche-Orient, Obama a cédé face à l’Iran, cédé face aux revendications palestiniennes, cédé face à la Syrie, pour finir de laisser toute cette région aux mains de Poutine, à qui il avait déjà cédé en Ukraine…

Alors que son bail à la Maison Blanche expire dans 33 jours, voilà que notre bon président américain se réveille et devient « intransigeant » face à Poutine qui aurait eu l’outrecuidance d’interférer depuis des années dans les affaires intérieures des Etats-Unis, par l’intermédiaire de piratages informatiques et autres cyber-attaques.

Obama, trop occupé à ne plus vouloir faire la guerre aux ennemis des Etats-Unis, a laissé, huit années durant, Poutine faire ce qu’il voulait partout dans le monde. Pourquoi ce dernier aurait-il dû se gêner pour en faire de même aux Etats-Unis ?

Et c’est justement lorsqu’il se rend compte que Poutine le taquine sur son territoire qu’Obama, avec trois ans de retard tout de même (puisqu’il paraît que les piratages ont débuté il y a 3 ans), prend la mouche et se réveille.

Quelle belle hypocrisie de faire mine de menacer Poutine lorsque l’on sait qu’on n’a plus les moyens de changer les choses ou même de l’impressionner.

Les grandes salles du Kremlin ont dû résonner des grands éclats de rire lorsqu’Obama a fait ces déclarations.

On ne peut donc même pas prétendre qu’Obama  se soit  réveillé à la dernière minute pour tenir la dragée haute au « Tsar de toute la Russie »,  car c’est tout juste une opération de com qu’il vient de réaliser…

Crier au scandale sur les piratages informatiques des russes aux USA et ne pas vouloir intervenir  ou hausser le ton lorsque l’armée syrienne, l’armée russe et les milices iraniennes massacrent des civils en Syrie relève de l’opération d’enfumage ou de détournement  d’attention de l’opinion publique.

Avec une continuité et une application sans faille, Obama, dès son investiture, s’est ingénié à sortir les Etats-Unis de tous les points chauds du monde, presque de se laver les mains de certaines situations, uniquement parce qu’il voulait se persuader que la diplomatie devait prévaloir dans toutes les cas de figure.

Or, face à la Russie ou à l’Iran, seules les positions de force prévalent. Erdogan le sait bien lui qui a fait abattre un avion russe après avoir averti qu’il le ferait lorsqu’une première intrusion dans l’espace aérien turc venait d’être constatée. Certes, il y a eu une crise entre la Turquie et la Russie, mais c’était le passage obligé pour Erdogan, afin d'être pris au sérieux par les russes.

Obama ne fera croire à personne qu’il réussira à contraindre Poutine à quoi que ce soit dans les 33 jours qui le sépare de son départ de la Maison Blanche, alors qu’il a été le pire des Présidents américains sur le plan de la politique étrangère durant les 2889 premiers jours de son mandat…

Il est presqu’impossible de savoir quelles seront les grandes lignes de la politique étrangère du prochain président américain, mais il y a peu de chances qu’elles soient pires que celles de son prédécesseur.

Alors Obama ferait mieux de partir en douceur en assurant une transition correcte et tenter un jour de faire un examen de conscience pour savoir si ses orientations politiques extérieures ont vraiment servi les intérêts de son pays…

 

 

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