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Le lâche testament d’un Obama vengeur

En général, la fin d’un mandat présidentiel, dès lors que le successeur est élu, n’est plus, sauf événement exceptionnel, qu’un moment où l’on traite les affaires courantes et où le président en place s’adonne à la traditionnelle tournée d’adieu, en rendant une dernière visite à ses partenaires et collègues étrangers pour se féliciter mutuellement du travail accompli.

 

Seulement voilà, Barack Obama, Président des Etats-Unis sortant, nous a démontré durant ces huit dernières années, qu’il n’était pas un Président comme les autres et que son comportement pour ne pas diriger les affaires du monde, n’était en fait qu’une longue litanie de couardises qui a même fini par révolter le peuple américain.

D’où l’échec électoral d’Hillary Clinton et la victoire surprise de Donald Trump qui a promis de rétablir l’honneur et la splendeur perdus des Etats-Unis…

En matière de politique étrangère, Obama a décidé d’adopter une attitude de repli sur soi-même en renonçant au rôle de « gendarme du monde » des Etats-Unis, avec une évacuation la plus complète possible des troupes américaines des points les plus chauds du globe. Tout le monde connaît la suite et le pire sentiment en politique étant la peur du vide, les russes et iraniens se sont engouffrés dans la brèche créée volontairement par Obama.

Cela représentait une facile victoire pour les iraniens qui ont phagocyté l’Irak et ont ainsi pu réaliser sans frais leur rêve de continuité territoriale entre l’Iran et la Syrie (et le Liban aux mains du Hezbollah) et se retrouver ainsi directement au contact d’Israël. Et tout cela était du « pain béni » pour Poutine qui a vite compris que le premier principe du Président américain était « Tout pour éviter la guerre »…

Mais le tout frais Prix Nobel de la Paix s’est aussi mis en tête de régler le conflit israélo-palestinien sans comprendre qu’en montrant sa faiblesse dans cette partie du monde, on ne fait que perdre en crédibilité. Alors, il suffit d’ajouter à cette situation les penchants pro-arabes du président américain et on se retrouve dans la situation où Obama demande toutes les concessions possibles à l’Etat d’Israël uniquement pour faire venir Abbas à la table des négociations et cela, non pas pour négocier, mais pour donner la possibilité aux palestiniens d’obtenir d’autres concessions unilatérales de la part de Netanyahou.

Et puis, le premier ministre israélien, après avoir tenté d’aller dans le sens des désirs d’Obama, en gelant la construction dans les territoires durant neuf mois sans que les palestiniens ne daignent s’asseoir à la table des négociations, se rebiffe et tient tête à l’administration américaine. Pire, il s’oppose personnellement au président lui-même et leur relation personnelle se détériore définitivement.

La coupure entre les deux hommes aura des conséquences jusqu’aujourd’hui. Au nom d’une soi-disant paix mondiale, Obama conduit ses propres négociations avec l’Iran, en marge des négociations officielles et conclut un accord de dupes avec les ayatollahs, qui préserve le principe d’Obama du « Tout sauf la guerre » et donne un statut de puissance régionale à l’Iran.

En bref, Obama ne pardonne pas à Netanyahou de s’être opposé à lui en plusieurs circonstances et de lui avoir résisté personnellement.

Et la défaite de Clinton aux élections présidentielles n’arrange rien, bien au contraire, car Obama comptait bien sur l’ancienne Secrétaire d’Etat pour poursuivre sa politique. Ce rêve envolé, Obama envisage une nouvelle stratégie destinée à faire appliquer par le monde, son testament politique.

Non content d’avoir laissé le monde dans un état d’instabilité jamais vu, il tente de faire emporter l’Etat d’Israël dans cette tourmente.

La dernière résolution votée par le Conseil de Sécurité de l’ONU, qui considère les constructions dans les territoires et aussi (surtout) à Jérusalem, comme illégales est un acte vengeur. L’abstention des Etats-Unis, qui habituellement utilisaient leur droit de veto, en bon allié d’Israël, est aussi bien fondée sur des considérations politiques  que personnelles.

C’est peut-être le premier pas de l’Obama sortant, vers la décision de l’Administration sortante de définir les contours politiques et territoriaux de la création imposée unilatéralement et sans négociations, d’un futur Etat Palestinien.

C’est aussi la preuve de l’échec de la politique d’Obama et la preuve de sa connivence avec les palestiniens pour imposer et non négocier des concessions à Israël.

Mais c’est surtout la preuve de la couardise du Président de la Nation la plus puissante du monde, qui n’a trouvé comme solution au conflit israélo-palestinien, que de fragiliser le seul véritable allié des américains au Proche-Orient.

Le moment choisi par Obama pour lâcher Israël n’est pas anodin, puisqu’aujourd’hui il estime n’avoir plus de comptes à rendre à personne. Tant qu’il avait des choses à perdre, il a caché son jeu et ne l’a abattu qu’au moment où il n’a été sûr de ne pas avoir à affronter la colère des élus républicains.

Tant sur l’accord avec l’Iran que sur la création d’un Etat Palestinien, Obama s’est défaussé sur son successeur et comme le disait l’écrivain argentin Julio Cortazar : « La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu’on refuse ».

C’est pourquoi, il restera sans doute dans l’histoire des Etats-Unis et du monde comme le plus faible et plus peureux des présidents…

 

 

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