triplex21.jpgtriplex22.jpg

Transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem : quel prix à payer ?


Donald Trump est-il vraiment sur le point de transférer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem ou va-t-il y renoncer ? Alors que lui seul sans doute connaît la réponse, les palestiniens partent en guerre contre cette probable décision, comme s’ils étaient les uniques propriétaires des lieux et qu’on devait leur demander leur autorisation…

 

Comment en est-on arrivé à une telle situation ? Tout le monde connaît la maxime « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ». Hé bien les palestiniens, qui ont appliqué cette méthode depuis des décennies ont fini par croire à leurs propres mensonges. A force de répéter au monde entier qu’Israël veut détruire la mosquée Al-Aqsa, que c’est le troisième lieu saint de l’Islam et que le Mont du Temple est un endroit uniquement dédié à la religion islamique, ils se sont persuadés qu’ils avaient raison.

Il faut dire qu’ils ont largement été aidés dans cette entreprise par les états arabes et leurs complices occidentaux qui n’ont cessé de les soutenir, résolution après résolution dans toutes les organisations internationales chargées de dire le bon droit, au mépris des évidences et de l’histoire.

Alors, « forts de leur bon droit », acquis grâce à la multiplication de mensonges plus improbables les uns que les autres, les palestiniens poussent désormais le bouchon un peu plus loin en se désignant comme les propriétaires exclusifs et incontournables de Jérusalem.

Mieux encore, ceux qui se déclarent comme les partisans de la paix, en ne voulant négocier que sous leurs propres conditions, qui pratiquent la méthode des actes unilatéraux pour imposer la création sur le papier, d’un Etat Palestinien, ne reconnaissent pas aux autres d’utiliser les mêmes méthodes.

Comment ce Trump peut-il se permettre de décider d’installer son ambassade dans notre propre capitale sans demander la permission ? Inadmissible pour des palestiniens qui se prennent pour les maîtres des lieux.

Mais ils n’ont pas compris une chose, c’est que pour cette affaire de transfert de l’ambassade américaine, le jeu ne se déroule pas dans l’enceinte de l’une de ces grandes organisations internationales où il leur suffit de lever le petit doigt pour obtenir une majorité automatique conforme à leurs désirs. Cette fois-ci, il n’y aura aucun vote et aucun pays ne pourra s’opposer  à la volonté des Etats-Unis.

Ces derniers jours, les palestiniens ont semble-t-il compris qu’un vent nouveau était en train de souffler sur la Maison Blanche, que leur ami Obama n’est plus le maître des lieux et que la résolution 2334 était le dernier cadeau d’une Amérique qui va tourner la page.

Reste aujourd’hui un atout bien maigre dans le jeu palestinien : la menace d’une dégradation de la situation dans toute la région, en raison de l’acte « aux conséquences  dramatiques » que s’apprête à effectuer le Président des Etats-Unis.

Mais, au vu des possibilités dont dispose Trump dans cette partie d’échec, cette menace ne pèse vraiment pas lourd. Le Président américain élu, rompu au jeu des négociations d’affaires ne donnera rien gratuitement, et cet avertissement doit être compris aussi bien du côté israélien que palestinien. Si Donald Trump a décidé de s’investir un tant soit peu dans le bourbier des négociations israélo palestiniennes, il rentabilisera au maximum cette première initiative spectaculaire.

Côté palestinien, il pourra dire que son initiative peut être graduelle. S’il installe l’ambassade américaine dans la partie ouest de Jérusalem, c’est-à-dire celle qui se situait du côté israélien avant la guerre des six jours, personne n’aura rien à dire, puisque c’est la partie de la ville reconnue internationalement comme étant en territoire israélien. Cette solution serait un moindre mal au regard de la position palestinienne. Mais s’il décide que l’ambassade sera installée à Jérusalem, au-delà « de la ligne verte », ce sera là un avertissement sévère pour les palestiniens, qui verront des décennies de combat politique s’envoler en fumée.

Alors, si l’on part du principe que Trump a pris sa décision, la seule possibilité pour les palestiniens de ne pas se couper des américains qui vont revenir au centre du jeu pour le règlement du conflit, sera d’obtenir que l’ambassade se trouvera dans le « secteur israélien » de la Jérusalem d’avant la guerre des six jours.

Côté israélien, la situation est bien sûr inverse. Installer l’ambassade dans le secteur Est de la ville, celui qui a été conquis lors de la guerre des six jours, reviendrait à entériner de facto la réunification de Jérusalem. Cela mettrait bien à mal toute la politique mise en place par les palestiniens, soutenue par toutes les résolutions votées à l’ONU ou à l’UNESCO ou encore au fameux Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, concernant l’occupation israélienne.

Ce revirement acté par l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem, il faut le savoir, selon la méthode Trump, aura certainement un prix pour Israël.

Reste à savoir quand et comment le futur Président américain demandera à Israël de payer sa dette…

Claude LEVY      

 

Joomla templates by a4joomla | piqpaq.com