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Première conférence Internationale pour l’aide aux victimes

La première Conférence Internationale pour l’aide aux victimes (CIVIC), s’est déroulée le 9 janvier 2017 à Paris, date anniversaire des attentats de janvier 2015. Elle a été initiée par Juliette Méadel, Secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux Victimes, sous le patronage de l’Unesco. Cette initiative est destinée, selon le communiqué de presse la présentant, de « poser les bases d’une politique internationale d’aide aux victimes du terrorisme et d’une meilleure coordination entre les Etats ». 

Juliette Méadel a indiqué d’entrée que la France souhaitait, dans le contexte actuel de menace djihadiste, que soit élaborée « une politique internationale de l’aide aux victimes ».

Dans chaque attentat, quel que soit le pays touché, des victimes de nationalité étrangère sont à dénombrer. Donc, comme l’a précisé la Secrétaire d’Etat française, « Les dangers et les réponses qu’exige l’aide aux victimes ne sont plus l’affaire d’un seul pays ».

Pour Juliette Méadel, il s’agit de mettre en place une politique internationale d’ici à l’année 2027, fondée sur une amélioration de la prise en charge des victimes du terrorisme et ce, sur quatre points principaux : l’accès à l’information pour les victimes et leurs proches, la prise en charge des victimes étrangères, l’organisation du système d’aide et l’accès aux soins et l’indemnisation.

 

Daphna POZNANSKI-BENHAMOU, Conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, était présente à cette conférence et elle nous a livré ses impressions.

En ce jour de commémoration de la prise d’otages à l’Hyper Cacher de Vincennes, j’ai tenu à participer à la 1ère Conférence internationale pour l’aide aux victimes, qui s’inscrit dans le prolongement de mon engagement. 
Depuis bien des années, je me tiens à l’écoute de différentes catégories de victimes : Shoah, terrorisme, agressions sexuelles. Comme chaque fois que ces sujets sont évoqués sincèrement, ce sont les mêmes moments d’intense émotion. 
Ma présence à cet événement s’est associée à mes retrouvailles avec deux femmes extraordinaires, Latifa Ibn Ziaten qui, de son deuil, a tenté de dresser un rempart contre la haine, et Françoise Rudetski, à qui l’on doit la création du Fonds de Garantie d’aide aux victimes d’actes de terrorisme et d’infractions pénales (FGVTI). 
Nous avons assisté à des interventions remarquables, celle du Dr Patrick Pelloux, qui a fait le constat qu’aucun pays au monde ne peut échapper au terrorisme, et a proposé de former les citoyens des pays menacés aux secours de 1ère urgence ; celle de Haïm Rafalowski, coordinateur des services d’urgence du Maguen David Adom. Qui a été le plus applaudi. Rafalowski a exposé son projet des « Life Gardians », visant à former un maximum de personnes à la réanimation en seulement 4 minutes. A l’exemple de son collègue, Luigi d’Angelo, directeur de la protection civile en Italie, Rafalowski a évoqué les liens étroits de coopération existant entre Israël et l’Italie en matière de protection civile. Les deux intervenants appelant à encore plus d’échanges de bonnes pratiques. Shlomo Moryossef, directeur du Bitouah Leoumi, a rappelé qu’en Israël, les citoyens étaient en 1ère ligne et qu’ils devaient donc bénéficier de droits équivalents, en matière d’indemnisation, à ceux des soldats blessés au combat. 
Il était réconfortant de constater que, sur tous ces aspects essentiels des conséquences du terrorisme, l’expertise d’Israël démontrait la qualité de sa compétence et un esprit de solidarité reconnu par tous comme particulièrement précieux.

 

 

 

 

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