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MOI, PRÉSIDENT, J’AURAIS VRAIMENT AGI POUR LE PROCHE ET LE MOYEN-ORIENT

Une partie de mon prénom étant celui d’un ancien et d’un actuel président de la République mais aussi de prétendants à cette fonction, cela peut donner des idées. Et ça tombe bien, sur le Proche et le Moyen-Orient, justement j’en ai…
Moi Président, je n‘aurais pas convoqué une Conférence de Paris sur la question israélo-palestinienne, mais invité les deux seuls protagonistes qui comptent dans ce dossier, Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien et Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne. Je l’aurais fait dans la plus grande discrétion, loin des postures et du battage médiatique.

 

Je ne l’aurais pas fait en fin de mandat, ni au moment où s’achève celui du Président des Etats-Unis, mais au début de mon mandat pour donner une chance à mon initiative de réussir. Moi, Président, j’y aurais joué essentiellement un rôle de facilitateur, Nous aurions alors pu aborder sereinement tous les questions et contribuer à lever les obstacles, tous les obstacles à une solution à deux Etats, seule solution viable pour les Israéliens comme pour les Palestiniens.
Et pour cela, moi Président, j’aurais veillé à rétablir une atmosphère de confiance avec ces deux protagonistes, en mettant mon veto à toute résolution partiale.
Moi Président j’aurais revisité l’Histoire et la géographie du Proche et du Moyen-Orient pour comprendre les causes profondes des conflits et réparé les injustices.
Moi, Président, j’aurais alors compris que tout ce qui tend à mettre en cause LE lien entre le peuple juif et Jérusalem ferme la porte à toute solution de paix entre les peuples. J’aurais vérifié que dans l’Histoire, Jérusalem ne fut jamais la capitale d’un autre peuple que le peuple juif, mais une ville provinciale pour tous les autres. J’aurais validé que tout au long de l’Histoire, chaque fois qu’il y eut une domination chrétienne ou musulmane sur la Ville, il y a eu exclusion de tous les autres. Je n’aurais pas eu à remonter dans l’Histoire puisque cette exclusion a visé les Juifs, lors de l’occupation jordanienne de 1948 à 1967.
Moi, Président, j’aurais alors mieux connu la géographie et su que la Vieille ville de Jérusalem, celle qui comprend les Lieux saints du Judaïsme mais aussi ceux d’un grand nombre d’obédiences chrétiennes n’est pas cette agglomération exclusivement arabe et musulmane que nous décrivent les résolutions internationales.
Moi, Président, si j’avais voulu laisser mon nom dans l’Histoire en agissant sur le Proche et le Moyen Orient, j’aurais convoqué au moins deux conférences internationales pour rétablir la paix et la justice dans la région. La première aurait été consacrée à réparer l’injustice faite depuis un siècle au peuple kurde, opprimé par les impérialismes islamo-arabe, turco-ottoman et irano-persan avec la complicité des puissances du monde. Moi, Président je me serais battu pour la création d’un grand Etat fédéral kurde.
Mais moi, Président, j’aurais aussi convoqué une conférence de Paris pour s’opposer aux deux plus grands périls qui menacent autant le Proche et le Moyen-Orient, que nos propres Nations :
La menace djihadiste, islamo-fasciste et  terroriste des Frères Musulmans, des Salafistes  et de Daesh
La volonté hégémonique et génocidaire  de la coalition iranienne, irakienne, syrienne et  du Hezbollah libanais, soutenue par Poutine.
Pour que cette conférence soit d’un certain poids, j’y aurais invité les défenseurs de la démocratie, dont l’Etat d’Israël et les Kurdes qui ont la volonté plus que quiconque de s’opposer à ces périls…
Moi, Président, j’aurais alors moins gesticulé et plus contribué à un avenir de paix et de sécurité dans la région.

Jean-François Strouf, Président… de JudaïQual – Réparons Le Monde

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