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Trump renonce au repli sur soi-même : America is back…

Il y a quinze jours à peine, le Président américain faisait savoir au monde entier que le sort du Président syrien lui importait peu, adoptant une politique de repli sur soi-même conforme aux propositions présentées lors de la campagne présidentielle. Et puis il y a eu cette fameuse attaque chimique, avec son cortège d’images chocs et le soutien inconditionnel des russes à Assad. S’en était trop pour Trump qui a écouté ses principaux conseillers. La volte-face a été aussi inattendue que cinglante, mais le message est passé : America is back…

Donald Trump, le Président des Etats-Unis dont le début de mandat a été le plus décrié, qui a été contrarié dans toutes ses initiatives (décret sur l’immigration, réforme de la loi sur l’assurance santé d’Obama etc.) a redressé la barre en quelques jours, grâce à une volte-face comme peu d’hommes politiques sont capables. 

Les images d’enfants et de bébés morts dans les bras de leurs parents ou allongés sur le sol après le bombardement à l’arme chimique opéré par les avions d’Assad ont changé la donne. Le proche entourage de Donald Trump, et en particulier sa fille Ivanka, ont semble-t-il plaidé pour un retour ferme des Etats-Unis sur la scène internationale.

Mais ne soyons pas naïfs tout de même, c’est en réalité le pragmatisme qui a bousculé la ligne politique première adoptée par Donald Trump. Il y a des évidences qui ne peuvent être contournées sur le plan international. Huit ans de politique laxiste (pour ne pas dire plus) de la part d’Obama ont laissé de lourdes traces sur la crédibilité des Etats-Unis au niveau international.

La voix de l’Amérique ne valait plus un clou, les Etats-Unis étaient piétinés partout et la Russie, la Chine , l’Iran, la Corée du Nord, voire même la Syrie, s’en donnaient à cœur joie.

Les premiers efforts des Etats-Unis pour « refaire surface » ont été effectués à l’ONU, pour défendre l’allié israélien attaqué de toutes parts et pour n’importe quoi. C’était le moyen de retrouver une certaine crédibilité face à Israël.

Toujours à l’ONU, les incessants blocages de la Russie sur le dossier Syrien posaient également problème. De même, la faiblesse de l’Organisation Internationale face aux provocations perpétuelles de la Corée du Nord, ainsi qu’à la volonté d’hégémonie de la Chine en Asie demandaient une réponse ferme de la part des Etats-Unis. Sans parler de l'Iran qui, avec opiniâtreté s'installe en Syrie et complète ainsi sa continuité territoriale vers le Liban et face à Israël bientôt, sur le Plateau du Golan.

Trump a donc voulu signer le retour de son pays sur la scène internationale, de façon aussi claire que possible. Le bombardement de la base aérienne syrienne d’où sont partis les avions équipés de leurs armes chimiques à l’aide de 59 missiles de croisière de type « Tomahawk » a marqué de façon nette et précise la fin de la récréation.

Ce revirement spectaculaire va ensuite être poursuivi par plusieurs décisions non moins spectaculaires, qui seront autant d’avertissements que l’Oncle Sam est de retour.

Face à la Corée du Nord, Trump met dans les mains de la Chine un marché : remettre son allié dans le droit chemin et la renonciation de ses projets atomiques ou ce sont les Etats-Unis qui s’en chargeront. A l’appui de cette proposition le déploiement de batteries de défense anti missiles en Corée du Sud alors qu’un porte-avions et sa flottille font route vers la péninsule coréenne.

Face à Daesh,  Trump emploie les grands moyens. Après la mort d’un soldat américain en Afghanistan, la « mère de toutes les bombes », l’engin non nucléaire le plus puissant est utilisé pour réduire à néant un complexe de tunnels utilisés par les terroristes. Le bilan est sans appel avec 92 membres de Daesh éliminés.

L’avertissement est pour l’instant sans frais pour l’Iran, qui est aussi dans la ligne de mire du Président américain. Mais les iraniens ont senti le vent du boulet passer. Ils savent aussi que le budget militaire des Etats-Unis a été augmenté d’un coup de 10%, ce qui donnera immédiatement un avantage considérable aux USA, car aucun pays ne pourra suivre ce rythme. Et les iraniens savent que leurs installations atomiques ne peuvent survivre à une attaque massive des Etats-Unis qui ne s’interdisent plus d’utiliser leurs bombes les plus puissantes.

Reste une question en suspens : jusqu’où est prêt à aller Donald Trump ?

Personne, peut-être même pas lui, n’est en mesure de donner la réponse…

 

 La "mère de toutes les bombes", dénommée GBU-43/B ou MOAB (Massive Ordnance Air Blast) ou bombe à effet de souffle massif.

 

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