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Paris, Jérusalem et Syrie : les symboles et lignes rouges volent en éclat

Ces derniers jours ont été symboliques à plus d’un titre pour Israël et le peuple juif : l’attentat de Jérusalem perpétré pour la première fois par des arabes israéliens, la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv’ à Paris au cours de laquelle Emmanuel Macron réaffirme avec force la responsabilité totale de la France  et assimile l’antisionisme à l’antisémitisme et le cessez-le-feu dans le sud de la Syrie qui entérine pratiquement officiellement la présence de troupes iraniennes à quelques kilomètres de la frontière israélienne.

 

Si on y ajoute La reconnaissance par l’UNESCO du caveau des Patriarches comme patrimoine palestinien, on peut constater que le combat d’Israël et du peuple juif ne connait aucune pause et restera pour longtemps encore un combat de chaque instant.

Il paraîtra un peu étrange que l’on fasse le lien entre la commémoration du Vel’ d’Hiv’, l’attentat de Jérusalem et la situation en Syrie, mais ces trois événements relèvent d’une même motivation, celle de l’élimination et la disparition désirée du Peuple Juif.

A Paris, il était important, très important même réaffirmer avec force que la France était bien responsable de la rafle immonde, après les déclarations entendues durant la dernière campagne électorale. Mais il était tout aussi important que le Président de la République Française dénonce l’antisionisme comme étant une nouvelle forme d’antisémitisme.

Il faut saluer cette dénonciation sans ambiguïté, qui indique que les antisémites qui s’attaquent au Peuple juif, s’attaquent aussi au pays du peuple juif dont ils veulent la disparition.

C’est le même mal qui motivait les nazis de la seconde guerre mondiale aidés par les nazillons français de l’époque et les islamistes israéliens d’Umm el Fahed  qui ont frappé à Jérusalem, en allant jusqu’aux iraniens et leurs acolytes terroristes du Hezbollah, qui ne veulent  rien d’autre que l’élimination d’Israël et de ses habitants juifs.

Alors oui, Emmanuel Macron a franchi une ligne rouge au nom de la France, celle qui consistait à « tolérer » l’antisionisme présent en France, en tant que combat politique dépourvu de toute connotation raciste. NON, comme l’avait dit Manuel Valls, l’antisionisme est bien l’équivalent de l’antisémitisme. Il s’agit bien de la seule satisfaction de ces derniers jours pour Israël, car les autres lignes rouges franchies ne sont que de mauvais présage.

Ainsi, à Jérusalem, un attentat à l’arme automatique conçu et perpétré par des arabes israéliens, ceux qui possèdent tous les droits d’un citoyen israélien et se servent donc aujourd’hui de la confiance de l’Etat à leur encontre pour frapper au cœur de la capitale. Tout un symbole que cet attentat. Des citoyens arabes qui tuent des citoyens druzzes et se réfugient dans ce qu’ils considèrent être un lieu saint de l’Islam… Tout cela au nom de la défense de la Mosquée Al-Aqsa, soi-disant menacée de destruction par les juifs…

Cela paraît un peu compliqué, mais ce qu’il faut retenir, c’est que même si les circonstances paraissent contraires, ce sont bien les juifs qui étaient visés dans tous les cas.

Cet attentat à une symbolique qui tente de démontrer que les citoyens arabes d’Israël prennent position contre leur Etat et sont prêts à prendre les armes pour défendre Al-Aqsa. La division communautaire, très  minoritaire aujourd’hui en Israël, si elle devait prendre de l’importance, serait un très mauvais signal pour l’avenir de l’Etat. Elle pourrait devenir l’un des facteurs de l’affaiblissement  de l’Etat d’Israël si une partie de la population arabe se servait de ce prétexte pour justifier hypocritement des actions terroristes. Cela pourrait être le signal de l’éveil de cet ennemi de l’intérieur tant décrié, alors qu’il n’était jamais apparu sous cette forme auparavant.

Une telle situation serait la réalisation d’un rêve pour l’Iran, celui de pouvoir s’appuyer sur une cinquième colonne qui minerait Israël de l’intérieur et lui apporterait une aide précieuse pour accomplir sa promesse de liquidation de « l’Etat sioniste ».

Et dans ce domaine justement, une nouvelle ligne rouge vient d’être franchie, celle de ne pas accepter que des troupes iraniennes puissent s’implanter définitivement en Syrie, à quelques encablures de la frontière avec Israël.

L’accord américano-russe de cessez-le-feu au sud de la Syrie, en figeant provisoirement les positions, fait les affaires de l’Iran, qui est tacitement reconnue comme partie au conflit et surtout, autorisée par l’accord en question à conserver ses positions sur le terrain.

Cela a de quoi inquiéter Israël, puisqu’une des lignes rouges fixées par Jérusalem est de ne pas accepter, de près ou de loin, l’installation, d’abord provisoire, puis ensuite définitive, de soldats iraniens si près des frontières israéliennes.

Aussi bien en ce qui concerne les arabes israéliens que les iraniens, Israël doit se préparer à réagir pour ne pas voir la situation se compliquer et perdurer.

Une ligne rouge est faite pour ne pas être franchie sous menace de provoquer une réaction.

Le temps de la réaction est-il venu ? Les prochaines semaines nous le diront…

Claude LEVY

 

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