Israël et le Liban vont ouvrir des négociations officielles sur les frontières maritimes et terrestres

L’accord d’Abraham aurait -il déjà des conséquences positives sur les relations entre Israël et le Liban ? Toujours est-il que le Président du Parlement libanais Nabih Berry vient d’annoncer officiellement l’ouverture prochaine de pourparlers entre les deux pays sur l’épineux sujet des frontières maritimes et terrestres. Ce premier pas sera accompagné par les Etats-Unis, qui seront présents pour faciliter les discussions.

Selon certaines informations les pourparlers devraient débuter après les fêtes de Souccoth et se tenir au Sud-Liban, dans la base de la FINUL de Nakoura et se feront donc sous l’égide de l’ONU.

Il s’agit en fait d’un accord cadre, qui permettra d’organiser et d’entamer les négociations. Elles se feront à un niveau technique et non politique, en se basant sur l’exemple des discussions régulières entre les responsables militaires des deux pays sous l’égide des militaires onusiens de la FINUL et, selon les propres mots de Nabih Berri « sous le parrainage du Président Michel Aoun et du gouvernement en place » et « dans le cadre de la résolution 1701 ».

Concernant la détermination des frontières maritimes, les rencontres se dérouleront au siège de la FINUL de Nakoura et seront appuyées par les Etats-Unis qui ont été sollicités par Israël et le Liban afin de faciliter les discussions. Le litige porte sur une zone maritime de près de 900 km2, revendiquée par les deux pays comme étant une Zone Economique Exclusive, le Liban ayant d’ailleurs déjà attribué des licences d’exploitation pour ce secteur.

L’ouverture de négociations a également été annoncée du côté israélien par un communiqué du ministère de l’Energie, qui indique qu’elles ont pour objectif d’aider au développement des ressources naturelles pour tous les peuples de la région ».

Quant à Gaby Ashkenazy, ministre des Affaires Etrangères israélien, il a remercié le Secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo pour les efforts fournis afin de mettre en place ces négociations. Ce dernier a d’ailleurs salué « l’accord historique conclu sous l’égide des Etats-Unis, après trois ans d’efforts diplomatiques intenses ».

Il faut rappeler que le Liban et Israël sont deux pays actuellement encore en guerre, puisqu’aucun accord ou traité de paix n’a été signé entre ces deux voisins.

Il semblerait également que le Hezbollah ne se soit pas officiellement opposé à de telles discussions, sans doute en raison de la situation économique désastreuse du Liban, qui est en état de cessation de paiement depuis plusieurs mois.

Un futur accord frontalier est indispensable au Liban afin de pouvoir exploiter les possibles ressources énergétiques de la région. Il s’agit d’une des seules bouées de sauvetage éventuelles du pays. 

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