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L’Autorité Palestinienne prend ses distances avec l’UNRWA qui prévoit une réforme scolaire

Colère de l’Autorité Palestinienne après l’annonce par l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient) d’une prochaine révision de son programme scolaire. Le ministère de l’Education palestinien a dénoncé hier dans un communiqué, les changements éventuels préparés par l’Agence Onusienne et a décrété une suspension des liens avec l’UNRWA.

Jusqu’à présent, l’UNRWA compte 312.000 élèves dans ses 50.000 écoles situées en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ainsi que 262.000 élèves dans les écoles de la Bande de Gaza. Les programmes scolaires dispensés donnent la part belle à la haine anti-israélienne, à la justification des positions politiques des palestiniens et à la stigmatisation d’Israël.

Or, l’UNRWA aurait, selon des bruits qui courent, sérieusement envisagé une réforme de ce programme en le rééquilibrant  et en le rendant plus objectif par rapport à la réalité.

Pour l’instant, rien n’a été publié officiellement, mais comme souvent des fuites auraient permis à des médias arabes d’annoncer plusieurs points de modification du programme. A la simple évocation officieuse de ces modifications, l’Autorité Palestinienne a vivement réagi en dénonçant « un affront au peuple palestinien, à son histoire et à ses luttes », avant de décréter la suspension des liens avec l’UNRWA jusqu’à ce que ses « positions » soient modifiées.

Quelles modifications de programme ?

Toujours selon les fuites évoquées dans les médias arabes, cela concernerait certaines révisions de cartes palestiniennes qui indiquaient des villes israéliennes comme étant palestiniennes, ce qui incitait à la haine contre Israël.

De même, il s’agirait également de modérer l’éloge des prisonniers palestiniens contenu dans les manuels scolaires, ainsi que d’améliorer l’image d’Israël proposée dans les livres destinés à l’éducation des élèves palestiniens.

De son côté, la COGAT (Agence du ministère israélien de la Défense, responsable des affaires civiles en Cisjordanie et à Gaza) annonçait dans un rapport publié en mars dernier certaines dispositions prévues dans la réforme de l’UNRWA et les présentait comme « une représentation équilibrée de Jérusalem, qui a une importance pour les trois principales religions monothéistes, tout en précisant que les croyants musulmans pouvaient accéder à leurs Lieux Saints ».

Cela fait de nombreuses années que le gouvernement israélien demande en vain  à l’Autorité Palestinienne de supprimer des manuels scolaires toutes les incitations à la haine d’Israël et à la violence. C’est pour cette raison que la COGAT salue par avance ce qui devrait être le nouveau programme scolaire de l’UNRWA, « plus équilibré et avec des valeurs universelles ne contenant pas d’incitation à la haine et à la violence ».

Mais le ministère de l’Education de l’Autorité Palestinienne a une toute autre vision de cette réforme, puisqu’il indique dans un autre communiqué que « Toute distorsion du programme palestinien est une violation flagrante des lois du pays hôte et toute modification pour apaiser une partie est une trahison du narratif palestinien et du droit du peuple palestinien sous occupation, de conserver son identité et sa lutte ».

L’UNRWA, quant à elle, défend sa réforme par l’intermédiaire de son porte-parole, Chris Gunness, qui indique que son Agence « a travaillé avec l’AP depuis des années et possède une longue expérience en tant que partenaire qui enseigne aux enfants dans un environnement très complexe ».

Et d’ajouter que « les écoles de l’UNRWA  suivent le curriculum de l’autorité hôte, une pratique convenue en 1954 avec le soutien de l’UNESCO et réaffirmée dans le cadre des Accords d’Oslo. C’est la politique de l’UNRWA d’examiner et, le cas échéant, d’enrichir les manuels scolaires officiels, les programmes d’études et d’autres matériels d’apprentissage utilisés dans les écoles de l’UNRWA pour assurer le respect des valeurs et des principes de l’ONU ».

D’ailleurs, un récent rapport de l’Institut pour la surveillance de la paix et de la tolérance culturelle dans l’éducation scolaire, a constaté que le programme de l’école élémentaire  en cours de l’Autorité Palestinienne « enseignait aux élèves à être des martyrs, diabolisait et niait l’existence d’Israël et se concentrait sur un retour à une patrie exclusivement palestinienne ».

Pas besoin de plus de commentaires…

 

 

  

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