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Le moment est-il venu de stopper l’Iran en Syrie et au Liban ?

Débarrassée des sanctions internationales suite à la signature du fameux accord de Genève, la République Islamique d’Iran s’est empressée de mettre à profit ce répit afin d’avancer ses pions en direction d’Israël, en colonisant à la fois le régime d’Assad et certains territoires stratégiques en Syrie qui serviront de base avancée dans son projet « d’éradication annoncée de l’Etat d’Israël ».

 

J’ai souvent eu l’occasion dans ces colonnes d’évoquer l’expansionnisme du régime islamo-nazi de Téhéran, qui s’est fixé comme objectif  principal de devenir une puissance régionale dictatoriale afin d’encercler l’Etat d’Israël et d’œuvrer, avec l’aide de ses sbires locaux, à sa disparition.

Or, voici qu’aujourd’hui le chef du Mossad s’inquiète et dénonce les changements opérés dans la région, largement en défaveur de l’Etat d’Israël. L’Iran profite des défaites de Daesh en Syrie, sous l’impulsion des attaques de la coalition, pour s’introduire dans tous les territoires perdus par les troupes de l’Etat Islamiste en essayant d’en prendre le contrôle. D’autre part, le Guide suprême iranien n’a pas abandonné l’idée de détenir la bombe et continue à faire voter des crédits au parlement iranien pour développer son programme de missiles en tous genres et notamment les missiles balistiques.

L’aide iranienne au régime syrien ne sert qu’à transformer la Syrie en un second Liban, où le Hezbollah règne en maître absolu et ne reçoit d’ordre que de l’Iran.

Les troupes iraniennes et leurs sbires renforcent chaque jour leur emprise sur ce pays et s’installent définitivement dans des casernements construits par l’Iran. Ce pays déverse des flots d’armes et monnaye ses alliances avec des tribus ou des groupes terroristes qui les aident à faire le sale boulot de maintenance de l’autorité iranienne sur ces territoires.

L’Iran construit en Syrie des infrastructures routières et militaires, des usines d’armements souterraines et je ne serais pas étonné si on apprenait bientôt des tentatives de construction d’un aéroport iranien en Syrie voire, comme cela a déjà été évoqué, la construction d’une base navale iranienne sur la côte méditerranéenne de Syrie.

Il semblerait bien aujourd’hui que certaines lignes rouges fixées par Israël soient en passe d’être franchies et il est grand temps qu’Israël pense à réagir.

Les pays occidentaux participant à la coalition internationale contre l’Etat Islamique n’ont aucune vision de leur rôle à moyen ou long terme dans la région. Ils ont la position idéale du point de vue de l’Iran : « s’occuper de Daesh et retourner à leurs affaires sans penser à l’avenir de la Syrie ».

Israël est seul face à l’Iran, comme ce pays est seul face au Hezbollah et au Hamas. Si l’Iran s’installe définitivement en Syrie, ses troupes et ses missiles se rapprocheront alors de plus de mille kilomètres des frontières d’Israël. Dès lors, les missiles que le Hezbollah n’aura pu obtenir du fait des attaques israéliennes contre les convois iraniens se retrouveront tout de même à la frontière syrienne entre les mains des iraniens.

Il s’agit d’une situation insupportable pour Israël.

Les efforts diplomatiques d’Israël face aux Etats-Unis et à la Russie afin de contrecarrer la future présence iranienne en Syrie ne semblent pas porter leurs fruits. Israël s’est opposé au cessez-le-feu conclu avec l’aide des russes et des américains dans le sud de la Syrie, car il ne tenait pas compte des préoccupations israéliennes face aux intentions iraniennes.

Compte tenu de cette situation, l’Etat d’Israël n’a pas vraiment les mains libres pour défendre ses intérêts, mais c’est le lot habituel que connaissent bien les dirigeants israéliens et dont ils savent faire abstraction dès qu’ils sont obligés d’agir.

Un paramètre pourtant pourrait radicalement modifier la situation dans toute la région, c’est celui de l’opposition entre l’Iran et les Etats-Unis. Téhéran poursuit avec acharnement et ouvertement son programme de missiles balistiques. Il doit en être de même pour son programme nucléaire puisque rien n’interdit, dans l’accord de Genève, aux ingénieurs iraniens de poursuivre leurs études théoriques ou leurs recherches…

Les américains n’acceptent toujours pas la poursuite du programme de missiles et continuent leur politique de sanctions contre Téhéran. Aujourd’hui le président Rohani indique que son pays pourrait se retirer de l’accord sur le nucléaire en cas de nouvelles sanctions.

Si cela arrivait, tout serait possible et Téhéran pourrait se retrouver face à une coalition anti- nucléaire plus ou moins large, ce qui pourrait ouvrir des possibilités pour Israël de contrecarrer la présence iranienne en Syrie.

Sinon, Israël ne pourra pas rester les bras ballants et devra agir seul, comme toujours…

Claude LEVY

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