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La FIFA va-t-elle sanctionner Israël à la suite de la résolution de l’ONU ?

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) est l’instance qui gère le football au niveau mondial. Elle a été saisie à maintes reprises par les dirigeants palestiniens qui veulent obtenir des sanctions contre la fédération israélienne de football. Le dernier conflit en date concerne les six clubs israéliens créés dans les implantations de Judée et Samarie, qui disputent des compétitions dans les divers championnats israéliens. Ce sera à la FIFA de dire si cette situation est illégale.

 

L’une des premières conséquences du vote par le Conseil de Sécurité de l’ONU de la résolution 2334, se concrétisera sans doute au travers de la décision que doit prendre les 9 ou 10 janvier 2017, la Fédération Internationale de football au regard de la situation de six clubs israéliens installés dans les implantations israéliennes.

La résolution 2334 indique en effet que « Toutes les activités dans les implantations  des territoires occupés palestiniens, y compris Jérusalem-Est, sont illégales dans le cadre des lois internationales et elles constituent un obstacle majeur  à la réalisation de la paix sur la base de la solution à deux Etats ».

On le sait très bien, les palestiniens sont engagés depuis des années dans une course aux condamnations en tous genres de l’Etat d’Israël devant n’importe quelle instance internationale, quel qu’en soit le sujet ou le contenu. Pour eux, chaque condamnation est une victoire et une ligne de plus à ajouter dans l’entreprise de délégitimation de l’Etat d’Israël.

Jusqu’à présent, la FIFA avait réussi à contenir les assauts fougueux de la fédération palestinienne, mais on se demande aujourd’hui si la résolution du Conseil de Sécurité ne fera pas office de « règle internationale applicable » à la demande palestinienne.

Mais à la suite du vote de la résolution, la FIFA aura du mal à continuer à autoriser les clubs des implantations à participer aux divers championnats israéliens.

L’ONG Human Rights Watch, qui prend dans cette affaire, comme dans bien d’autres, fait et cause pour les palestiniens, indique que : « La résolution de l’ONU rend beaucoup plus difficile pour la FIFA de soutenir la décision d’autoriser ces clubs de jouer en Israël, puisque la résolution décide clairement  que les implantations n’ont pas de validité juridique ».

Pour cette ONG, la résolution doit clairement inciter les Etats et organismes internationaux à « établir une distinction entre Israël et les territoires occupés ».

Quant à la Fédération Israélienne de Football, elle a accusé les palestiniens de vouloir entraîner le sport « du terrain de football à celui de la politique ».

Mine de rien et malgré le fait que le sujet soit marginal, lorsqu’on le compare aux graves problèmes que rencontre la région, un revirement de décision de la part de la FIFA pourrait faire jurisprudence. On pourrait alors assister à un effet boule de neige en ouvrant la voie à des condamnations ou des sanctions dans divers autres domaines.

Merci Obama et Kerry…

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