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Les judokas « apatrides » israéliens raflent cinq médailles au tournoi d’Abou Dhabi

Le tournoi de de judo de la honte qui s’est déroulé la semaine dernière dans l’Emirat d’Abou Dhabi a vu la délégation israélienne remporter cinq médailles qui seront portées au crédit de la Fédération Internationale de Judo, couleur sous laquelle les judokas israéliens ont officiellement concouru. La raison ? Le refus des autorités d’Abou Dhabi d’accueillir les athlètes israéliens et de voir le drapeau frappé de l’étoile bleu hissé dans l’Emirat…

  La première fautive de cette mascarade politique de  l’Emirat d’Abou Dhabi est la Fédération internationale  de Judo qui a préféré renoncer à ses principes et aux valeurs du sport et de l’olympisme en cédant aux demandes impensables des responsables locaux. 

Et pourtant, le code d’éthique de la Fédération Internationale de Judo prévoit  « qu’il n’y aura pas de discrimination des participants sur la base de la race, du genre, de l’origine ethnique, de la religion, de l’opinion philosophique ou politique, le statut marital ou d’autres raisons ». 

Or, l’Emirat d’Abou Dhabi s’est affranchi de tous ces principes, sans que la Fédération Internationale de Judo ne s’en offusque le moins du monde, laissant Israël seul face au problème : participer en laissant son hymne et son drapeau à la maison  ou renoncer en dénonçant le chantage d’Abou Dhabi. 

Les autorités israéliennes ont choisi de participer car les chances de médailles étaient très réelles et un israélien sur le podium d’une grande compétition internationale a toujours un retentissement qui va au-delà de la discrimination. 

Cinq médailles ont donc récompensé la présence israélienne au tournoi du Grand Slam d’Abou Dhabi et, en voyant ces athlètes apatrides portant les couleurs de la Fédération Internationale de Judo sur les podiums et les tatamis, personne n’était dupe et tout le monde savait qu’il s’agissait de compétiteurs israéliens à qui on avait demandé d’effacer de leur kimono les lettres ISR et l’étoile de David.

Passant au-dessus de cet affront, l’équipe nationale israélienne de judo, a relevé ce défi, a avalé ses couleuvres et chaque athlète a puisé dans cette discrimination une motivation nouvelle qui allait au-dessus de la disparition des symboles d’Israël pour qu’à chaque apparition d’un athlète flanqué des symboles de la Fédération Internationale de Judo, aucun spectateur ou journaliste n’aient de doute et ne voient en fait apparaître le drapeau bleu et blanc d’Israël.

Alors, rendons hommage à ces judokas et en premier lieu à Tal Flicker, médaille d’or de la catégorie des 66 kg, qui a distinctement chanté l’hymne israélien sur le podium, défiant ainsi tout un pays.

Bravo également à Tohar Boutboul, vainqueur de la médaille de bronze dans sa catégorie en passant outre à un affront supplémentaire, celui du concurrent d’Abou Dhabi, Rashad Almashjari qui a refusé de lui serrer la main.

Félicitations à Ouri Sasson , Peter Paltchik  et Gili Cohen qui ont remporté chacun une médaille de bronze.

La Fédération Internationale de Judo a précisé que dès le prochain tournoi d’Abou Dhabi, en 2018, ces discriminations seraient levées et que l’on verrait alors le drapeau d’Israël flotter aux côtés des drapeaux des autres pays participants.

On peut toujours rêver et spéculer sur la couardise des dirigeants du judo mondial…

 

 

 

 

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